26 avril 2008
Bataille d'Elhri 1914
Monument aux morts à Elhri à près de 25 Kms de Khénifra
La bataille d'Elhri 13 novembre 1914
1 Introduction
L'europe embrasée par la guerre, les autorités coloniales se trouvent devant le problème de conquerir le Maroc soumis au protectorat depuis 1912, pour compenser la supériorité du Reich, la France voyait dans le Maroc un pays contributeur mais n'est pas totalement soumis à la France, la grande partie du pays mène une lutte acharnée contre l'occupant, le gouvernement de Paris décide d'envoyer toutes les troupes stationnées au Maroc sur les ports Atlantiques ce qui impliquerait l'abandon des postes avancés répartis dans le territoire Marocain et garder les axes stratégique: Kénitra-Meknes-Fes -Oujda, Boudnib, Casablanca-Tadla, cette décision du gouvernement de Paris ,pourrait mettre en péril les troupes restantes au Maroc et fragiliser la présence française au Maroc. L'inquiétude de Lyautey l'oblige à s'exprimer ainsi:« Si nous commençons à évacuer, nous sommes fichus, si nous lâchons la moindre partie du front (...) ce sera la boule de neige », avec 20 bataillons il continuera sa conquette du Maroc dans une situation quasi périlleuse. Lyautey s'engage à mener une guerre sainte contre les redoutables tibus berbères (Zayanes, Ichikirne, Ait Atta, les Marmouchas, les Ait Allahms, Aït Sadden etc, sensibilisés par la propagande de Constantinople (alliance Turco-Germanique) qui prêcha la guerre contres les Iroumines (chrétiens). Cependant l'aide aux rebelles par les service secrets Allemands et Espagnols ne tarda pas à prendre effet par l'approvisionnement en armes.
Sous la conduite du Maréchal Lyautey devenu résident général, après l'établissement du protectorat français sur le Maroc, l'armée française lutte contre les tribus berbères, dans le cadre de la pacification du Maroc. Le colonel Charles Mangin est un des principaux acteurs de cette guerre coloniale. Il mène l'offensive contre les tribus rebelle du Moyen Atlas, il cherche à s'emparer des plateaux du Tadla et de Beni Mellal, qu'il considère comme une ressource importante en nourriture pour les colons et contraindre les tribus Zayanes à se réfugier dans les montagnes, pour les empêcher d'intervenir dans la lutte, stratégie qui consiste à isoler le contingent des Zayanes du théâtre des opérations militaires. Avec l'avancée des troupes venant de Taza et Boudnib (Tafilalet)l'étau se resserre sur les Zayanes et la prise de Khénifra devient de plus en plus éminente.
L'offensive est appuyée par l'artillerie du 1er régiment d'artillerie de montagne, débarquée à Casablanca le 13 septembre 1913, semble irrésistible. L'armée française déploie toute la panoplie des nouvelles armes à sa disposition: mitrailleuse, artillerie, aviation ...
Les bastions de la rébellion tombent les unes après les autres : Médiouna, le 27 septembre ; Oued Zem le 14 novembre, Tadla, Beni Mellal. Elkssiba tombe aussi le 8 avril 1914, devant les forces du colonel Gueydon de Dives, malgré les attaques de Mouha ou Said et Mouha ou Hammou Zayani. La défaite des rebelles, avec 400 morts, le 10 juin devant Khénifra, puis la prise de la ville le 13, semble avoir marqué la défaite de la rébellion. Les tribus Zayanes, bien qu'engagées n'ont pu empêcher, Mangin d'atteindre ses objectifs, et la prise de Tadla, et de Boujaad, les laissent isolées au sein de leurs montagnes. "Notre offensive a vivement impressionné les tribus de la montagne" déclare le colonel Mangin et il félicite les hommes du 1er régiment d'artillerie de montagne, par ce télégramme : " N° 139 - Bravo! Toute ma satisfaction :
•Primo - pour la vigueur du coup et le brillant succès;
•Secundo - pour ne pas vous être laissé entraîner et avoir compris qu'il fallait rejeter MOHA ou HAMMOU dans le pays Zayane sans y pénétrer;
•Tertio - pour avoir repris à dechra BRAKSA une position vous permettant aussi bien de vérifier et provoquer soumission que vous porter sur tout autre objectif qu'il y aurait à briser.
Mes félicitations aux vaillants troupiers qui ont fourni un tel effort" (Extrait du "Journal des marches et opérations de la 2e batterie du 1er Régiment d'Artillerie de Montagne pour la période du 6 septembre 1912 au 16 octobre 1913" écrit par CH. Mangin à Kasba Tadla,le 13 juin 1913).
Cependant la campagne est marquée par de nombreuses exactions des troupes coloniales : prises d'otage, marches forcées, distribution de pains de sucre piégés. Mangin s'y distingue et gagne le surnom de boucher. Un médecin-capitaine français écrira de la résistance dans le Moyen-Atlas qu' " elle atteint les limites de l'invraisemblance ".
2 La bataille d'Elhri
Elhri est un petit village marocain, situé au sud et à 20 Km de Khénifra où campaient les troupes de Mouha ou Hammou Zayani, après la prise de Khénifra en juin 1914 par F. Berger, contingent de cavaliers estimées à environ mille. Ce village entra dans l'histoire du fait de l'affrontement qui s'y déroula le 13 novembre 1914 à l'aube. Cette bataille est souvent surnommée, le Dien Bien Phu marocain, au regard de la pugnacité des tribus berbères Zayane et Ichkinrn et des pertes infligées aux assaillants. Mais cette bataille n'a pas eu les éloges qu'elle méritait de la part des histographes marocains, seul un monument aux morts est érigé pour rappeler la défaite d'Elhri. Cette bataille entre dans la cadre de la campagne du Maroc(1907-1914)
3 Déroulement
La bataille d'Elhri commence par une attaque imprudente du colonel Laverdure, contre le campement de Mouha ou Hammou Zayani. À la tête d'une colonne de 43 officiers et 1230 hommes, venus de Khénifra, ils attaquent le campement rebelle à l'aube. Surpris et désorganisés, ces derniers n'opposent qu'une faible résistance. Alors que les troupes coloniales se livrent au pillage, Mouha ou Hammou zayani échappe de peu à la capture en se faisant passer pour un serviteur noir, grâce à sa femme berbère zayania Itto.
La contre-attaque immédiate des tribus : Ichkirn (El Kbab), Ait Ihand de (Krouchen), Ait Soukhmane et Ait Hdidou, surprend à son tour les français. Les berbères attaquent avec fougue. Le bilan pour les français sera lourd, d'après le communiqué de Lyautey, ils y laissent 33 officiers morts, dont le colonel Laverdure, ainsi que 650 soldats tués et 176 blessés. Lyautey et Gay Martinet (professeur d'histoire à l'école de la marine française), déclareront qu'il s'agit des pertes les plus catastrophiques, subies par les français en Afrique du nord.
Cependant, malgré cette victoire, les Zayanis n'ont pu repousser l'assaillant, déjà aux confins de leur territoire. Suite à cette défaite, les français révisent leur politique de colonisation contre les Zayanes, et profitent, en plus de l'inégalité de l'armement, de l'anarchie Siba qui règne entre les tribus du fait des luttes intestines, pour finir de soumettre celles-ci.
4 La résistance Amazigh à travers la poésie
Bien que les manuels d'histoire ne donne pas une place importante à la résistance face à la colonisation au début du XXe siècle, la tradition orale, et particulièrement la poésie, offre un témoignage sur cette lutte farouche des tribus berbères contre l'invasion des français. Les vers poétiques sélectionnés du poète Amliaz, narrent de la résistance berbère dans le Moyen et le Haut Atlas face à l'avancée des troupes françaises, à travers, les lieux cités. L'authenticité des faits exprimés et véhiculés par cette poésie de résistance est confirmée par les rapports et écrits des militaires français. Le poète cite à la fois le nom des villes, villages et bourgades soumises et le nom des officiers coloniaux qui ont participé aux différentes batailles.
Après la prise des villes côtières atlantiques, le colonisateur avance comme en témoigne ce vers qui nous renseigne sur la prise des grandes villes du Maroc central :
A nall i FAS, ad as allegh i MEKNAS, a y AGURAY A SFRU, a TABADUT han irumin zlan agh
Pleurons Fès, Meknès, Agouray
Sefrou, Tabadout, les chrétiens nous ont ruinés.
La plaine du Saiss est ainsi « soumise » et la machine de guerre française s'attaque à la montagne. Comme en témoignent ces vers :
Berci yserreh awal, iggufey is isdaâ KHNIFRA is al itteddu g ayt ttaât
La prise de Khénifra par Berger se confirme ,
Tant les résistants ne sont pas de vrais guerriers.
La même désolation est traduite dans ce vers qui réfère à la soumission d'Elhri(le 20 juin 1920), petite bourgade située à une dizaine de kilomètres de Khénifra.
Uran t tzemmurin ass a gan t amm unna Yemmuten, a LEHRI tsiwel digun tawuct
Tu es, à présent, sans force et comme mort
Ô Lehri, la chouette fait entendre son cri lugubre.
La progression des troupes coloniales se fait par étapes. Après Elhri et Khénifra, le colonisateur escalade la montagne. Parti de Khénifra, il prend Alemsid Haut Atlas, puis Aghbala et ses environs. Et après la bataille de Tazizawt, il réussit à accéder au col devant lui offrir un passage vers le sud Est. Il s'agit du col de Bab n Wayyad, frontière naturelle séparant la confédération des Ait Sokhmane d'Aghbal et la confédération des Ait Yafelman: Ait Hdiddou.
Immut Buâzza, may ttabaâm a yimnayen S ixf ULEMSID ibbi wuzzal tassa nnes
Bouâzza est mort, cavaliers, inutile de
Charger vers Almsid, le fer a percé ses entrailles.
Ar ittru WEGHBALA allig isru IKWSAL ar ittru BUWATTAS, a TIZI n TURIRT
Aghbal pleur et fait pleurer Ikousal
Et Bouwatta, ô Tizi n Tewrirt
A TUNFIYT ttughen Saligan wessaght afella nnem ad d iâdel I sselk ad d iddu ghurrem
O Tounfiyt, les sénagalais s'activent,
Pour te relier au Chrétien par téléphone
Inna m BAB n WAYYAD a tizi n taqqat Han arumy ibedda d a nebdu g imyamazn
Bab n Wayyad te dit, ô col
Le colon est là et les combats s'annoncent.
Les attaques françaises se déroulent aussi sur la frontière maroco-algérienne. C'est ce que ce vers nous révèle sur la prise du village de Boubnib au Sud Est.
Ha BUDNIB ijjmeâd ddunit lla ttemmenzaghn inselmen d irumin afella nnun Boudnib,
centre d'intérêt du monde Théâtre
d'affrontement entre chrétiens et musulmans.
Ainsi, la poésie reste une source d'informations inestimables sur la résistance à la colonisation durant les premières décennies du XXe siècle.
La mémoire collective garde toujours vivace cette poésie. Une poésie qui assume plusieurs fonctions : témoigner pour les générations futures et exprimer la déroute d'une population qui a subi leu feu de l'artillerie et de l'aviation françaises. Texte:(Moha Moukhlis).
Bibliographie
•Abes, M, Les izayanes d'Oulmès, Archives Berbères, 1915.
•Amarir, O, La poésie marocaine amazighe, 1975
•Aspignon, R, Étude sur les coutumes des tribus zayanes, éd. Moynier,1946, Casa.
•Basset, A, La littérature Berbère, La Pléiade, 1955.
•Ben Daoud, O i, Notes sur le pays zayan, archives berbères, 1917.
•Berger, F, Moha Ouhammou le zayani, éd. Atlas, 1929.
•Bernie, G, Moha Ohammou, guerrier berbère, éd. Gautey, Casa, 1945.
•Chafik, M, Trente trois siècle de l'histoire des imazighen, Boukili éd. 2000(3e éd.).
•Chafik, M, La poésie amazighe et la résistance armée dans le Moyen Atlas et l'Est du Haut Atlas, revue de l'Académie du Royaume,no4,1987.
•Camps, G, Berbères aux marges de l'histoire, éd. Espérides, 1980
•Guennoun, S, La montagne berbère, OU LES AIT Oumalou,éd.Oumnia,Rabat, 1933
•Guennoun, S, La voix des monts, Mœurs de guerres berbères, éd. Oumnia, Rabat, 1934.
•Guillaume, A, (Général), Les berbères marocains et la pacification de l'Atlas Central( 1912-1933), Julliard, 1946
23 avril 2008
Hydrologie
Oum Errabiaa
Oum Errabiaa, ou Oum Er R'bia, est le 2e fleuve marocain qui prend sa source dans le Moyen Atlas à 40 km de la ville de Khénifra et à 26 km de la ville de M'rirt, commune rurale d'Oum Errabiaa. Il est long de 600 km et débouche sur l'océan Atlantique à Azemmour (region de Abda-Doukkala), situé à une altitude de 1240 m. Par son débit non négligeable de 117m³/s, de nombreux barrages (huit) y sont construits, les plus connus sont Bin el Ouidane, construit sur Oued El Aabid, du coté d'Azilal, près de la ville de Beni Mellal et à 120 km de Khénifra ; et le barrage Maachou à l'embouchure de l'Oum Errabiaa. Ce fleuve contribue au développement agricole de la plaine de Tadla et celle de Abda-Doukkala. Les affluents d'Oum Errabiaa sont oued Srou (les principaux affluents sont Oued Chbouka et Oued Ouaoumana). Outre l'Oum Errabiaa, on peut citer Oued Moulouya et son affluent Anesgumir, Oued Grou, affluent de Bouregreg, Oued Ksiksou et Oued Boukhmira.
Sur le plan hydrologigue la province de Khénifra constitue un grand réservoir d'eau par son système hydrologique complexe.
Ces rivières prennent naissance dans la région de Khénifra pour former 3 grands bassins hydrauliques :
le bassin d'Oum Errabia .
le bassin de la Moulouya. .
le bassin de Bouregreg .
La construction d'une série de barrages sur l'Oum Errabia et ses affluents constituera un défi pour le gouvernement marocain, qui veut atteindre son objectif d'irrigation évalué à 1 million d'hectares sur la totalité du royaume. L'auto-suffisance en matière de production de blé n'est pas encore atteinte.
1 Étymologie
Selon la tradition orale, la nomination d'Oum Errabiaa, signifiant "Mère du printemps" vient des 40 petites sources (douces et salées, qui alimentent le fleuve). L'autre version mythlogique est que l'Oum Errabiaa a juré de sacrifier par noyade 40 personnes par an, depuis la source jusqu'à l'embouchure. La ville de Khénifra est alimentée en eau potable, par une station d'épuration des eaux du fleuve, d'un goût prononcé.
2 Le bassin d'Oum Errabiaa
Superficie.
Le bassin de l'Oum-Er-Rbia est la clé de voûte du réseau hydro-électrique et d'irrigation du Maroc, qui s'étend sur une superficie de 35 000 km². L'Oued Oum Er Rbia, d'une longueur de 600 km , prend son origine au Moyen Atlas à 1200 m d'altitude et à 40 Km de Khénifra, puis traverse la chaîne du Moyen Atlas, la plaine du Tadla et de Abda -Doukala, (la Meseta côtière) et se jette dans l'Océan Atlantique à environ 16 km de la ville d'El Jadida (Azemmour).
Le bassin d'Oum Errabia constitue un ensemble de cours d'eau complexe, se concentrant dans la partie du Moyen Atlas (causse, meseta et le dir), il s'agit réseau fluvial comprenant l'Oum Errabiaa, oued Srou, oued Chbouka. La pièce maîtresse du bassin se trouve sur l'axe principal de l'Oum Errabia(Oued El Abid). Ce bassin étant considéré comme un réservoir hydraulique pour une partie du pays, un ensemble de barrages y a été édifié (six).
L'agriculture ne cesse de se développer, particulièrement sur les bassins de Tadla et de Abda Doukala.
3 Les barrages
Les principaux barrages :
3.1 Province de Khénifra
3.1.1 Le barrage Tanafnit El Borj
Le barrage Tanafnit El Borj à 25 km de Khénifra est le 1er barrage hydro-électrique construit au village de Tanafnit, en amont des sources de l'Oum Errabia.
La réalisation du complexe impliquera la création d'un barrage, l'amélioration des infrastructures routières de la région et engendrera des emplois temporaires de l'équivalence de 90.000 hommes-jours.
Situé dans la province de Khénifra, se trouvant à 40 km environ au Nord-Est de la ville de Khénifra, cet aménagement bénéficie d'une importante régularisation naturelle grâce aux sources de Oum Er Rbia qui assurent à l'oued des débits d'étiage particulièrement soutenus.
D'une puissance installée de 2 x 9 MW, l'aménagement de Tanafnit consiste à turbiner les débits de cette source pour les restituer juste à l'amont de l'aménagement hydroélectrique El Borj. (source O.N.E)
3.2 Province de Beni Mellal
3.3 Le barrage Ahmed El Hanssali
Le barrage Ahmed El Hansali, situé près du centre Zaouyat Cheikh à 50 km de Kasba Tadla, est un ouvrage en enrochements à masque amont en béton, permettant de créer une retenue de 740 millions de m3, de régulariser 473 millions de m³ et d'obtenir une chute variant entre 51 et 82 m pour la production d'énergie électrique. Sa construction sur l'Oum Errabia constitue un atout stratégique, sur le plan hydro-électrique et pour l'irrigation de la plaine de Beni Amir (36.000 hectares), outre l'approvisionnement en eau potable. Sa capacité de stockage est de 350 millions m³.
3.4 Barrage Aït Ouarda
Le barrage Aït Ouarda se situe dans la province d'Azilal sur oued El abid principale affluent de la rivière Oum Errabiaa.
3.5 Barrage Bin el Ouidane
Bin el OuidaneBarrage construit à Ait Aissa prés d'Azilal et de Béni Mellal), sur Oued El ABID grand affluent de l'Oum Errabiaa. Les cours d'eau du bassin sont constitués de l'oued Oum Er Rbia et de ses principaux affluents : Tessaout, Lakhdar et El Abid., en aval de la ville de la ville de Khénfra, mis en service en 1954, sa hauteur est de 123 m, capacité de retenue : 1,253 Mm3, couvrant une superficie de 6,5 km².
Il permet la mise en valeur de la plaine de Tadla (70 000 hectares de terres fertiles) et contribue au développent agricole du Maroc par la production de betteraves sucrières (150 000 tonnes/an) ainsi que par infrastructure industrielle adéquate (destinée au sucre, au coton, et au lait).
Le barrage hydro-électrique d'Afourer fournit une production en énergie de 600 milliards de kilowattheures, soit les deux tiers de l'électricité d'origine hydraulique du Maroc.
3.6 Les barrages Abda Doukala
Cette concentration des barrages ci-dessous joue un triple rôle :
Irrigation de la grande plaine A'bda et Doukala.
Production hydro-électrique.
Alimentation en eau potable la région de Casablanca
Barrage Al Massira
Barrage Imfout
Barrage Daourat
Barrage Sidi Said Maachou
Le barrage sur l'Oum Errabiaa a été mis en service en 1929 et fut le premier barrage construit au Maroc, conçu dans un but hydro-électrique en 1952, il alimentera Casablanca en eau potable.
Moyen Atlas
Le Moyen Atlas
الأطلس المتوسط
Le Moyen Atlas (الأطلس المتوسط) est un massif montagneux allongé sur quelques 350 km, du sud-ouest au nord-est du Maroc, situé entre le Rif et le Haut Atlas, et couvrant une superficie totale de 2,3 millions d'hectares, soit 18 % du domaine altimontain de ce pays.
Il intéresse principalement les provinces de Khénifra, Ifrane, Boulmane, Sefrou, El Hajeb, ainsi qu'une partie des provinces de Taza et de Beni Mellal — que l'on désigne sous le nom de « porte du Moyen Atlas ».
Cette chaîne appartient au massif de l'Atlas, et plus précisément, à l'un des trois éléments de l'Atlas marocain — les deux autres étant le Haut Atlas et l'Anti-Atlas.
Le Moyen Atlas constitue un territoire au charme insolite, sa richesse en biodiversité faunique et floristique en faisant une zone à vocation touristique.
Le pastoralisme reste cependant la première ressource économique.
1 Relief
La structure géo-morphologique du Moyen Atlas est composée essentiellement :
de roches calcaires :
roches tabulaires à l'ouest, d'une altitude de 1 000 à 1 500 mètres ;
roches plissées au nord-est, d'une altitude plus élevée dépassant souvent 3 000 mètres (point culminant : jbel Bou Naceur, 3 356 mètres) ;
de plateaux volcaniques.
Sur ses pentes, s'étalent à perte de vue d'immenses forêts de cèdres, entrecoupées de vallées profondes. Bordées par la riche plaine du Saïs et les cités de Fès, Meknès et Beni Mellal, les massifs montagneux du Moyen Atlas sont le fief de tribus berbères à la population très clairsemée, parlant le tamazight.
Le massif du Moyen Atlas est traversé par une des principales routes d'accès au sud Marocain, de Fès au Tafilalet. Située au nord-est de l'Atlas. Le Moyen Atlas est fermé à l'est par le Parc national de Tazekka, aux paysages creusés de gorges et de grottes. Au sud de Sefrou, les forêts de cèdres, de chênes verts et de chênes-lièges alternent avec des plateaux volcaniques dénudés et de petits lacs poissonneux aux eaux turquoises.
Le joyau du Moyen Atlas est le Parc national d'Ifrane, situé dans le causse atlasique entre Khénifra et Ifrane et le parc de Tazekka, classés Ramsar selon la convention avec le Maroc.
1.1 Points culminants
Son point culminant est le jbel Bou Naceur (3 356 mètres), puis le jbel Mouâsker (3 277 mètres), au nord par le causse du Moyen Atlas, enfin le jbel Bou Iblane (3 192 mètres) près d'Immouzer Marmoucha.
2 ClimatLa façade ouest, de Taza à Azrou, en situation de première ascendance pour les perturbations venant de l'océan, est bien arrosée (environ 100 cm annuels), favorisant pâturages relativement verdoyants et forêts luxuriantes. Les vallées orientales sont beaucoup plus sèches et voient progresser le désert (forêt morte du Jbel Bou Naceur). Plus continental que le Rif, et globalement plus humide que le Haut Atlas, le Moyen Atlas connaît des hivers rigoureux, avec un enneigement tenace au-dessus de 2000 à 2500 mètres (décembre / mars).
La combinaison de la température et de la pluviométrie est de nature à créer des conditions favorables à des ceintures de végétation : ainsi, on verra se succéder en fonction de l'altitude et des expositions, des forêts de caroubier ou kharroubier, chênes verts, et cèdres (cedrus atlantica), genévriers, tetraclinis-articulata ou Thuya (Elaaraar), des conifères et des arbres endémiques.
3 Hydrologie
Sa situation au cœur du Maroc, dans une zone de pluviométrie très élevée, confère au Moyen Atlas le caractère de « château d'eau », tant du point de vue hydrogéologique qu'au point de vue hydrographique.
3.1 Bassins hydrauliques
Le Moyen Atlas appartient à quatre grands bassins hydrographiques :
Le bassin de Sebou : d'une superficie d'environ 40 000 km2.Le bassin de l'Oum Errabiaa : s'étend sur une superficie de 35 000 km².
Le bassin de Bouregreg : couvre une superficie de l'ordre de 10 000 km².
Ces trois rivières prennent naissance dans le Moyen Atlas et se jettent dans l'océan l'Atlantique.
Le bassin de la Moulouya : prend ses source à Almssid à la jonction du Moyen et le Haut Atlas s'étend sur 74 000 km² et se jette dans la Méditerranée.
Les apports sont donc assez abondants et les débits relativement réguliers. L'équipement en barrages collinaires en cascade de cette région a pour but de protéger l'aval, d'améliorer les attraits touristiques de la région et de créer des réserves d'eau favorisant le développement de l'arboriculture qui ne cesse de se développer grâce à divers programmes internationaux comme celui du Oued Serou.
3.2 Barrages
Barrages du bassin de l'Oum Errabiaa
Barrages du bassin de Sebou
Barrages du bassin de Bouregreg
Barrages du bassin de Moulouya : haute et basse Moulouya
4 Atouts touristiques
Oum Errabiaa à KhénifraAu cœur des ces montagnes, le plus long fleuve du Maroc, l'Oum er-Rbia ou Oum Errabiaa, prend sa source à 40 km de Khénifra, pour se jeter 600 km plus loin dans l'Atlantique à Azemmour (Doukkala). À l'ouest, le Moyen Atlas rejoint les premiers contreforts du Haut Atlas. Surnommé la « Suisse du Maroc », le Moyen Atlas abrite aussi quelques petites villes de moyenne altitude, au cachet typiquement berbère. Ainsi Ifrane, avec son style urbanistique à l'européenne (chalets en pierre et toits de tuiles rouges) et son parc national d'Ifrane (riche par ses Zygènes uniques), Azrou, ancienne station de repos bâtie sur les pentes d'une cédraie, et Imouzzer du Kandar, Ifrane, Azrou, Zaouia d'Ifrane : (village à 15 km d'Azrou), El Hajeb, Elksiba, Beni Mellal avec son célèbre lac de Bin El ouidane formé par Oum Errabiaa et son affluent Oued El Abid.
Ces villes et leurs régions offrent de magnifiques paysages fort appréciés par les randonneurs amoureux de la montagne et de magnifiques lacs, répartis entre la province d'Ifrane et de Khénifra, logés dans la causse de formation karstiques : tels Aguelmame Aziza, Aguelmame Sidi Ali, Tiglmamine, Daït Aoua, Afennourir, Daït Afourgah, Dait Iffer, Aguelmame Ouiouane à proximité des sources d'Oum Errabiaa, Aguelmame Tifounassine situé à 40 km d'Azrou sur la route de Midelt, Aguelmame Abakhane situé sur la route N° 33 entre Khénifra et Midelt par le village Tighassaline.
La liste de ses lacs et leurs caractéristique est bien élucidée dans ce document établi par les professeurs L. Chilasse, Dakki, Abbassi dans le cadre d'une recherche sur les valeurs et fonctions écologiques des Zones humide du Moyen Atlas ; la plus plupart de ces sites sont classés SIBE(Sites d'Intérêt Biologique et Ecologique ) de priorité 1, 2 et 3.
4.1 Lacs du moyen Atlas
.
4.2 Loisirs de la pêche continentale
La richesse des lacs en poissons permet la création d'amodiations de droit de pêche régies par des arrêtés ministériels où les pêcheurs peuvent pratiquer différentes pêches à savoir :
Pêche à truite en rivières.
Pêche à truite dans les plans d'eaux.
Pêche dans les eaux à poissons blancs.
Les principales espèces de poissons et leurs caractéristiques sont : truite fario, truite arc-en-ciel, gardon, brochet, black bass, sandre, perche. Les poissons les plus appréciés par les pêcheurs sont le brochet et la truite. Les rivières présentent d'autres variétés selon les lieux.
Les cédraies tel d'Ajdir Ezayane, de Ain Leuh, d'Azrou et Ifrane, d'Immouzer Marmoucha jusqu'au confins du massif rifain dont le célèbre parc national de Tazekka impressionnent les randonneurs par le contraste du paysage moyen atlasique sans dévoiler les secret de la vie qu'elle cache entre ses arbres majestueux. La beauté de cette contrée réside dans ses diversité de paysages contrastées dans une ambiance calme où la pureté de l'air aux odeurs parfumées d'essence du cèdre et du Thuya embaume les âmes des visiteurs.
Ce circuit des lacs traverse des paysages sauvages de montagnes assez élevées, de hauts plateaux verdoyantes et d'immenses forêts parcourues par les singes appelés magots.
La région recèle des atouts favorables à l'éco-tourisme, mais il reste beaucoup à faire pour la mise en valeur de ce patrimoine encore vierge une infrastructure adéquate aux besoins des populations locales vivant sous le joug de la pauvreté.
Malgré toutes ces potentialités, la nature du Moyen Atlas est soumise à des deux facteurs de pression écologiques dont l'impact est irréversible, voir :
La dynamique des populations.
La sècheresse qui gagne du terrain par manque de précipitations,
L'exploitation abusive de la forêt.
L'habitat menacé par le surpâturage.
Le Moyen Atlas offre des paysages variés. La partie orientale est peu arrosée et pauvre en végétation, mais les vallées profondes sont dominées par les plus hauts sommets du Moyen Atlas, le jbel Bou Naceur (3 340 mètres) et le jbel Bou Iblane (3 190 mètres) près d'Immouzer Marmoucha. Au centre, les hauts plateaux entre Azrou et Timahdite sont peu peuplés. Le versant occidental est plus humide et les surfaces cultivables ont attiré davantage de populations. Plateaux et vallons sont couverts de forêts de cèdres, de chênes-lièges et de pins maritimes. À partir de décembre, les sommets au-dessus de 800 mètres sont enneigés. Le Moyen Atlas est l'espace des semi-nomades, les Beni M'Guilds et les Zayanes berbères de Khénifra). Sédentaires l'hiver, ils se déplacent au printemps, avec leurs troupeaux, vers les pâturages verdoyants.
La région de Khénifra constitue un véritable château d'eau par son réseau fluvial en fourchette formé par l'Oum Errabiaa et les affluents de Bouregreg, donnant naissance à deux grands bassins hydrauliques. Cette région offre un paysage évoquant les paysages pyrénnéens et en certains endroits le Massif central.
5 Biodiversité et Écosystèmes
La description positive de la nature du Moyen Atlas n'est qu'une illusion trompeuse, de consommation médiatique, si l'on se réfère aux rapports de certains spécialistes en la matière tel Jean Delacre [1] et Michel Tarrier . Le pronostic de l'avenir de l'écosystème s'annonce inquiétant et non prometteur pour le Maroc et plus particulièrement dans le moyen Atlas : « Ce qui compte c'est de voir l'évolution de ce patrimoine qui ne se cesse de se dégrader d'une manière galopante, les répercussions sur la totalité de l'écosystème déclenchera le processus de réaction en chaîne qui aboutira à la désertification du Maroc et par conséquent celui de l'Europe. ». Le patrimoine faunique et floristique marocain est donc menacée de disparition si l'on consulte les informations établies par les spécialistes toutes disciplines confondues.
5.1 Introduction
« La forêt précède l'homme et le désert lui succède. », Chateaubriand.
La position géographique du Maroc entre l'Europe et l'Afrique lui confère une situation privilégiée au cours de son histoire naturelle en matière des échanges de matériels génétiques et de subir différentes influences climatiques ce qui procure au Maroc de remarquables bioclimats de l'humide, sub-humide, semi-aride au sec saharien. Le Maroc dispose d'une grande variété bioclimatique et d'une importante gamme de milieux naturels : 30 zones bio-géographiques et 39 écosystèmes terrestres dont 30 écosystèmes forestiers et représente une diversité biologique potentielle et une richesse biologique exceptionnelles : 4 700 espèces végétales dont plus de 70 arbres forestiers, 101 espèces de mammifères, 236 espèces d'oiseaux et 114 espèces de reptiles et amphibiens. Cependant il y a de sérieuses menaces, dues essentiellement aux multiples activités de l'homme, dont le retentissement peut être catastrophique sur la biodiversité et l'écosystème en général au Maroc.
Ce patrimoine est confronté à une problématique liée au dynamisme humain qui tend au regain des parcelles cultivables au détriment de la forêt (homo-destructus) et à la sècheresse due aux changements climatiques de la biosphère que l'on attribue à la pollution qui affecte la couche d'ozone.
Jadis l'arganier peuplait la région de Khénifra dans la vallée du oued Grou, au Moyen Atlas ; sa disparition est due à la désertification et aux activités de l'homme.
5.2 Lacs du Moyen Atlas
La grande partie des lacs du Moyen Atlas est concentrée dans l'aire géograghique de Beni Mellal-Khénifra-Ifrane correspondant à la causse moyen atlassique.
Lac Aguelmame Aziza
Lac Ouiouane
Lac Aguelmame Aziza
Lac Aguelmame Sidi Ali
Lac Daït Iffer
Lac Daït Aoua
Lac Bin El Ouidanne Ouaouizerth
5.3 Cascades du Moyen Atlas
La Cascade d'Ouzoud offre un spectacle grandiose qui attire de nombreux visiteurs. Situées à 22 km de Tanaant et environ 150 km de Marrakech, dans une région où les cascades sont nombreuses, celle ci correspond à une chute de 110 m de hauteur pour les eaux de la rivière Ouzoud qui rejoignent ensuite l'Oued El-Abide. La cuvette de roches calcaires est entourée d'une flore luxuriante.
5.4 Parcs nationaux du Moyen Atlas
Parc national d'Ifrane
Parc national de Tazekka
Mouha ou Hammou Zayani
Mouha ou Hammou Zayani
Mouha Ou Hammou Zayani
موحى احمو الزياني
Moha Ou Hammou Zayani en observation
image copyright Buttler
Contexte et repères historiques
1415 Les Portugais prennent Ceuta (côte marocaine)
1433 Le cap Bojador, face aux Canaries, est doublé par Gil Eannes
1440 Henri le Navigateur établit un fort portugais sur le Rio de Oro
1441 Capture de dix indigènes près du cap Bojador par Antam Goncalves, navigateur portugais date considérée comme le début de la traite des esclaves
1444 Denis Dias double le cap Vert
1494 Traité de Tordesillas dédiant, sur la route des Indes, l’Afrique au Portugal
1514 Occupation espagnole d’Alger (1514-1516)
1517 Invasion ottomane de l’Egypte
1519 Premier tour du monde commencé par Ferdinand Magellan et achevé par Sébastien del Cano(1519 1522)
1520 Les comptoirs pour la traite des esclaves prennent nettement le pas sur les autres activités marchandes
1550 Publication de La description de l’Afrique, par Léon l’Africain
1551 Conquête de Tripoli par les Ottomans
1552 Fondation des comptoirs du Bastion-de-France (Bône, La Calle, Bastion-de-France, le Caprose) par la Compagnie du Corail de Marseille sur la côte est algérienne
1574 Conquête ottomane de Tunis sur les Espagnols
1619 Premiers esclaves africains vendus à Jamestown en Virginie
1635 Richelieu répartit le commerce de la côte d’Afrique entre plusieurs compagnies à privilège
1660 Fondation de la Royal Society de Londres
1669 Formation de premières troupes d’infanterie de marine à l’initiative de Colbert
1703 Fondation de la congrégation du Saint-Esprit (les spiritains), évangélisateurs en Afrique noire 1735 Parution des Mémoires du chevalier d’Arvieux, envoyé du roi à la Porte
1741 Fondation de la Compagnie royale d’Afrique qui détient le monopole du commerce avec les Barbaresques (1741-1791)
1746 Publication de l’Histoire générale des voyages, ou Nouvelle Collection de toutes les relations de voyages par mer et par terre qui ont été publiées jusqu'à présent dans les différentes langues, par l’abbé Prévost en 80 volumes (1746-1789)
1780 Publication de l’Abrégé de l’histoire générale des voyages en 23 volumes, par La Harpe
1787 Publication du Voyage en Syrie et en Egypte, par Volney
1794 Abolition de l’esclavage par la Convention
1798 Napoléon débarque en Egypte
1802 Paix d’Amiens : l’Egypte est rendue à l’Empire ottoman
1806 Les Anglais s’emparent des établissements hollandais et français
1807 La traite des Noirs est prohibée par le Parlement britannique
1809 Parution de la première édition de la Description de l’Egypte en 12 volumes (édition Jomard)
1814 Parution des Voyages d’Ali Bey el Abbassi en Afrique.
1820 Découverte de la quinine par Pelletier et Caventou
1821 Fondation de la Société de Géographie de France
1824 Fondation à Paris de la Société des Missions évangéliques
1827 Incident du coup d'éventail du dey d'Alger, au consul de France
1829 Parution des Lettres écrites d’Egypte et de Nubie, par Champollion
1830 Débarquement français en Algérie et capitulation d'Alger
1831 Fondation de la Légion étrangère
1833 Poursuite de la conquête de l'Algérie : occupation de Bône, de Bougie et de Mostaganem
Abolition de l’esclavage dans les colonies anglaises
1834 Traité Desmichels : Abd el-Kader reconnu souverain indépendant de la province d'Oran
Création d'un gouvernement général des possessions françaises dans le nord de l'Afrique
1836 Poursuite de la conquête de l'Algérie: prise de Tlemcen, de Medea, échec de Clauzel devant Constantine
1838 Abolition de l’esclavage dans l’empire britannique
1839 Reprise de la lutte contre Abd el-Kader : massacre de la Mitidja
1840 Traité de Londres réglant sans la France le différend turco-égyptien : Mehemet Ali abandonne
la Syrie et ses conquêtes mais l'Egypte et le Soudan lui sont acquis
Bugeaud gouverneur de l’Algérie (1840-1847)
Protectorat français sur l’Oued-Noun (Maroc)
1841 Parution de l’Histoire de l'Afrique sous la dynastie des Aghlabites, texte arabe d'Ibn-Khaldoun traduit par Noël Desvergers ; De la colonisation de l’Algérie, de Prosper Enfantin
1844 Bugeaud bat les Marocains alliés à Abd el-Kader à l’Isly
1845 Publication des Français en Algérie, souvenirs d’un voyage fait en 1841, par Louis Veuillot
1846 Essai de collectivisme agraire à Saint-Denis du Sig (Algérie) : concession d’inspiration à la fois saint-simonienne et fouriériste (1846-1853)
1848 Abolition de l’esclavage dans les colonies françaises
1849 Soumission de l'Aurès
1852 Randon gouverneur général de l’Algérie (1852-1858)
Soumission des oasis du sud algérien
1854 Faidherbe nommé gouverneur du Sénégal (1854-1865)
Parution du Nil, Egypte et Nubie, par Maxime du Camp
1856 Fondation à Lyon de la Société des Missions africaines
1857 Soumission de la Kabylie par le général Randon
1858 Création d'un ministère de l'Algérie et des Colonies (1858-1860)
1860 Voyage de Napoléon III en Algérie
Création des Bataillons d’Afrique
Début de publication de la revue "Le tour du monde" (1860-1914)
1862 Chemin de fer Alger-Blida
H. Duvergier explore le Tassili, le Fezzan et le Hoggar (1862-1865)
1863 Fin de la traite européenne des esclaves (fin de la guerre de Sécession)
1864 Mac-Mahon gouverneur général de l’Algérie
1865 Fondation de la Société générale algérienne à l’initiative de Napoléon III et du saint-simonien Talabot
1866 Alger devient archevêché catholique
1867 Charles Lavigerie archevêque d’Alger (1867-1892)
1868 Fondation de l’ordre des Pères blancs
1869 Ouverture du canal de Suez
1870 Décrets Crémieux : administration civile de l’Algérie et naturalisation automatique des Israélites
Chemin de fer Philippeville-Constantine
1874 Fondation à Bordeaux de la Société de géographie commerciale
Le régime de l’indigénat est expérimenté en Algérie (1874-1928) puis progressivement étendu à l’ensemble des colonies
Projet de mer saharienne du Français Roudaire (1874-1876)
Publication de De la colonisation chez les peuples modernes, de Paul Leroy-Beaulieu
1876 Fondation de la Société de géographie de Marseille. Ouverture de la Conférence de géographie de Bruxelles (Allemagne, Autriche-Hongrie, France, Italie, Russie), visant à l'échange d'informations
géographiques entre puissances coloniales ; déclarations officielles sur la mission civilisatrice de la colonisation (lutte contre la traite des esclaves ...)
1878 Condominium franco-anglais sur l'Egypte
1880 Extension de la vigne en Algérie
1881 Traité du Bardo : la France établit son protectorat sur la Tunisie (1881-1956)
Massacre de la mission Flatters chargée du repérage du tracé du chemin de fer transsaharien
Des Voyages et découvertes de Paul Soleillet dans le Sahara et dans le Soudan en vue d’un projet d’un chemin de fer transsaharien
1882 Occupation anglaise de l’Egypte
1883 Charles de Foucault parcourt le Maroc (1883-1884)
1886 Création du corps des administrateurs coloniaux
1889 Création en France de l’Ecole coloniale
1891 Jules Cambon gouverneur général de l’Algérie (1891-1897)
1894 Création en France du ministère des Colonies
1898 Mise en place des Délégations financières algériennes (1898-1942)
1899 Fondation de l’Office colonial, destiné aux candidats à l’Outremer
1902 Formation des Territoires du Sud (Sahara algérien)
Mission Coppolani en Mauritanie, annexion des sultanat des Trarza et des Brakna, et fondation de Nouakchott
1903 Fondation de Colomb-Béchar (Algérie)
1904 Protocole d'accord franco-espagnol sur le Maroc
La Mauritanie territoire civil de l’AOF
1905 Visite de Guillaume II au Maroc dite Coup de Tanger ; il prononce un discours dénonçant les visées de la France
Charles de Foucault ermite à Tamanrasset
1906 Création de l’Institut colonial de Marseille
Conférence d'Algésiras : le Maroc est placé sous contrôle international (France, Grande-Bretagne, Allemagne et Italie) mais la prépondérance de la France est reconnue
1907 Occupation d'Oujda et de Casablanca (Maroc) par les troupes françaises, malgré les protestations allemandes et anglaises
Gouraud achève la pacification de la Mauritanie (1907-1909)
1908 Fondation culturelle et artistique de la Villa Abd el Tif (Algérie)
Gouraud conquiert l’Adrar mauritanien
1911 Envoi de la canonnière Panther devant Agadir "pour assurer la sécurité des colons allemands" et défendre leurs intérêts économiques, après l'échec de l'accord de 1909
Règlement du différend franco-allemand : l'Allemagne reconnaît les droits français sur le Maroc en échange du bassin de la Sanga, affluent du Congo
1912 Traité de Fès : Lyautey nommé résident général (1912-1925) du nouveau protectorat du Maroc (1912-1956)
Mission Nieger en vue d’un chemin de fer transsaharien
1920 Création de l’institut colonial français et de son organe : "La chronique coloniale"
Reprise des campagnes française au Maroc (1920-1934), guerre du Rif (1920-1926)
Création de la colonie de Mauritanie
*Introduction Générale
*Le début du projet impérialiste.
Après la découverte de l'Amérique au XIV Siècle l'appétit des pays européens ne cesse de s'accroître. Le Maroc jadis puissant et indépendant, fit l'objet de nombreuses convoitises par la sa position stratégique et la richesse de son sol, la gourmandise des pays européens frôla l'affrontement particulièrement celle du Portugal, de l'Espagne, de la France,de l'Angleterre et du Reich de guillaume II etc:(1828-1830 : Une crise grave éclate à propos de la persistance de la course entre le Maroc d’une part, l’Angleterre et l’Autriche d’autre part. Les puissances européennes ne sont plus disposées à supporter l’insécurité engendrée par les corsaires thèse alimentée par une large information par des organismes pro colonialistes.
*Sous la 3ième république, Jules Ferry n'a pas caché ses intentions racistes envers d'autres peuples lors de son intervention au sénat le 28 juillet 1885 où il déclare ouvertement :<< Les supérieurs ont le droit sur les inférieurs>>.
<<Mais il y a une autre forme de colonisation, c'est celle qui s'adapte aux peuples qui ont, ou bien un excédent de capitaux, ou bien un excédent de produits.[...] Les colonies sont pour les pays riches un placement de capitaux des plus avantageux.[...] Dans la crise que traversent toutes les industries européennes, la fondation d'une colonie, c'est la création d'un débouché.[...] Extrait du bulletin officiel du 28 juillet 1885.
*Le parti colonial ou colonialiste fondé en 1890 par D'Arenberg , qui joua un rôle non négligeable surtout dans le développement de l'information et de propagande, les but affichés sont :recueillir les fonds nécessaires pour divers missions, explorations, études, recherches etc...ce parti colonial rassemblait divers formation de la société française (banquiers, officiers, écrivains, syndicalistes, députés.
Après le règlement de leurs contentieux, le gâteau marocain revient à l'Espagne et la France. Le Maroc cédera de son autorité en signant une série de conventions, au profit des colonialistes, qui aboutiront au rétrécissement de l'indépendance du Maroc. Il faut noter que la colonisation du Maroc est très particulière comparativement aux autres pays colonisés, d'ailleurs, le Maroc était sous le protectorat, et la France n'a pas pu y séjourner longtemps.
La colonisation du Maroc fut lente et progressive, elle débuta effectivement en:
*1823 : Signature d’une convention commerciale avec le Portugal, suivie d’accords comparables avec l’Angleterre en 1824, avec la France et le Piémont en 1825. Pour écarter toute ingérence du Makhzen en Algérie, des négociation seront entamés garantissant la neutralité marocaine, cette mission fut conduite en 1932 par le comte de Mornay, dont fait partie le peintre Eugène Delacroix.
1884 fut l'année ou la France engagea ses hostilités envers le Maroc suite à l'incident de Lalla Maghnia qui déclenchera l'occupation de d'Oujda, d'Essaouira et le bombardement de Tanger à l'initiative du Prince de Joinville.
Mais la défaite marocaine à la bataille d'Isly marquera le déclin du Maroc malgré les accords du 10 septembre mettant fin aux hostilités.
18 mars 1845 : Traité de Lalla Maghnia qui fixe la frontière algéro-marocaine.La France se voit reconnaître un droit de suite au Maroc ce qui permettra à la France d'une part de s'établir en Algerie comme base arrière , d'autre part d'attaquer le Maroc confortablement puisque tous les ingrédients de la faiblesse du Makhzen y sont présents.
*La conférence de Madrid (1880):
*La conférence de Madrid ouverte en mai sur les privilèges capitulaires des Européens au Maroc se termine par la confirmation de privilèges définis par la [[convention Béclard]] : maintien du droit de protection et exemptions d'impôts pour les ressortissants et 'protégés des puissances étrangères' et généralisation de la clause de la nation la plus favorisée. Cette convention sera donc une plate-forme aux manœuvres politiques et économiques en vers le Maroc jusqu'alors indépendant. On notera que la capitale diplomatique du sultan sera la ville de Tanger.
*Une campagne médiatique de grande envergure contre le Maroc sera orchestrée depuis Tanger par une élite juive marocaine et européennes connaissant bien les rouages de la société marocaine, ces élites auront le privilège de bénéficier de la protection des pays coloniaux et d'opérer positivement pour le compte des pays coloniaux.
Par le biais des journaux édités à Tanger et Tetouan, l'esprit colonialiste mobilise une propagande farouche désignant le Maroc de pays primitif habité par les pirates, obligeant le sultan d' entreprendre des réformes qui engageront le Maroc dans le progrès à l'instar de l'europe, au nom de la civilisation (1883-1900), outre l'implication de tout un système complexe de propagande mené par : l'alliance française, missions médicales, missions chrétiennes (ordre :la Mission Franciscaine, évangéliste), franc maçonnerie, capitalistes influents, qui à la fin du XIXe siècle, les Européens décident de coloniser l’Afrique pour écouler leur surproduction). Ils se heurteront à la résistance des chefs locaux tel Mouha ou Hammou Zayani à Khénifra, Abdelkrim El Kahttabi au Rif et les frères Basslam des Ait Atta .
En 1902, la France avait commencé à prendre pied au Maroc. En 1911, des circonstances favorables permirent tout d'abord une intervention militaire. En mai 1911, le sultan Moulay Hafid, qui avait détrôné son frère, le sultan Moulay Abdel Aziz, fut assiégé à Fes par les tribus Amazighes rebelles. Il fit alors appel à la France, dont une colonne, commandée par le général Moinier, qui dégagea sa capitale Fes qui subi les attaques des tribu avoisinant Fes et Meknes.,c'est pour cette raison que le général Lyautey opte pour Rabat comme nouvelle Capitale du Maroc.
En février 1912, toutes les banques du consortium (ce consortium monopolisera l'économie du pays), sous l'égide de la banque de Paris et des Pays-Bas, fondaient la Compagnie générale du Maroc pour la mise en valeur du pays. Le 30 mars, Regnault, le ministre de France à Tanger, qui avait été le représentant en 1905 du syndicat des porteurs français de la dette, imposa à Moulay Hafid, malgré son refus, le traité de Fes qui fut signé, établissant le protectorat de la république française sur le Maroc (30 mars 1912). Cette date fait entrer le Maroc dans une mutation politico-sociale radicale.
Sous le régne du sultan Moulay Youssef (1912-1927), la résistance marocaine contre les français et les espagnoles était remarquable et inquiétante pour les colonisateurs, mais elle n'a pas atteint son objectif,car les guerriers n'ont pas eu de vision stratégique unifiée dans le cadre nationale .Le caractère sporadique des interventions menées par divers opposants ,qui n'ont pas arrivés à unifier leurs efforts et ce par manque de maturité politique,le facteur régional l'empota sur le national ce qui facilitera la tâche aux colonisateur d'obtenir la soumission des tribus l'une après l'autre ,après un massacre de la population par l'emploi d'armements de destruction massive (cas des rifains de Abdelkrim El Khattabi).
Q.G de Mouha Ou Hammou au bord de l'Oum Errabia
Personnage de Mouha ou Hammou Zayani(AZAÏI)
Mouha ou Hammou Zayani (AZAII)
Le personnage de Mouha ou Hammou ne peut être traiter en dehors du contexte historique du XIX Siècle et le rôle des puissances coloniales (espagnole , portugaise,anglaise,française ,du Reich, Italie....),qu'elles ont jouées à faire du Maroc un lieu de règlement de leurs comptes à titre d'exemple la crise marocaine Le 31 mars 1905 Guillaume II soutint le Maroc contre la France à Tanger, en 1906 La Prusse bombarde la ville d'Agadir. 16 janvier au 7 avril :La conférence internationale d'Algésiras sur le Maroc est un succès pour la France et démontre l'isolement diplomatique de l'Allemagne. Selon les déclaration du général Ditte, qui impose , alors à Paris une décision audacieuse : « Je donnerai tout ce que l'on me demandera et je garderai ici tout le Maroc conquis (...) comme un réservoir où je puiserai pour alimenter sans cesse nos forces en Europe (...) » Issu d'une famille envoyée par le sultan My Sliman ben Mohammed ben Abdellah ben Ismail en 1791,parmi les 4215 soldats pour soumettre les tribus d'Ichkirne (Elkbab) et d'Ait Soukhmane (Aghbalou) influencés par l'idiologie maraboutique de Sidi Ali Amhaouche,secte hostile à l'autorité du Makhzen (de tendence wahabiste :Sounite salafite),ses tribus ont un mauvais passé avec le sultan My Sliman connu pour sa fermeté contre les zaouias , il subit une défaite en 1818 au moyen atlas.
Son nom Mouha ou Said dit Mohammed ou Hammou ben Akka ben Ahmed surnommé 'Amahzoune ben Moussa' , il fut nommé Caid sur les Zayanes par le sultan Hassan I en 1877.
selon le bibliographe Ahmed Al Mansouri (natif de Khénifra en 1897, originaire des Idrissides de Meknes , de formation Quaraouite et disciple du sophiste Abou Chouaïb Eddoukali qui avait même rencontré Mouha Ou Hammou Ezzayani) ; dans son manuscrit (كباء العنبر من عظماء زيان وأطلس البربر) : qui le décrit comme grand leader charismatique, miltaire et politique, nommé l’invisible, il avait été obstacle pour la mainmise coloniale sur le haut et le moyen Atlas, malgré divers promesses prodigieuses proposées, par le chef militaire de la région de Meknes Henry’s, qui avait envoyé le caid Driss Ourahou Lamtiri d'El Hajeb en tant qu'émissaire pour gagner l'estime de Mouha ou Hammou ,déjà Lyautey avait échoué de le convaincre à se soumettre par l'intermédiaire des personnalités influentes au sein du Makhzen en particulier le premier ministre Driss El Boukili et le Pacha de Boujaad Hadj Driss Cherkaoui. Mouha Ou Hammou refusa tout compromis et choisit de continuer la lutte armée, contraint de quitter la Ksbah (aujourd'hui défigurée) de Khénifra et d'Adekhssal pour se réfugier dans les montagnes où il mena des opérations de guérilla sporadiques d'usures sans impact militaire sur les légionnaires de Charles Mangin, jusqu'à sa mort suspecte , à 30 km de khénifra à Tamallakt le 27 mars 1921, (surnommé Amahzoune en raison de sa longue chevelure ). Mouha ou Hammou succéda ses prédécesseurs pour continuer sa domination sur la tribu des Zayanes au XIXe siècle, en tant que représentant du sultan My Hassan I, dans le but de pacifier les tribus berbères rebelles qui ne semble pas totalement islamisées : selon (E. Michaux Bellaire) les berbères étaient des primitifs dont la croyance était un mélange de coutumes orffières ,animistes et panthéistes, l’Islam constituait une croûte superficielle facile à déraciner et prêt à s’intégrer dans le nouvel ordre européen : il s’agit donc là d’une vision colonialiste visant à distinguer les communautés berbères de celle des arabes , projet de christianisation des berbères annoncé fort longtemps par l’église. C’est dans cette perspective que le leader Mouha Ou Hammou immobilisa les zayanes à confronter les Iroumines , en vue de faire obstacle aux menaces de christianisation des berbères par le biais d'espions (service des affaires indigènes) , d'orientalistes toute discipline confondue et d’expéditeurs exemple à citer le père Charles de Foucauld (1858-1916) connu pour ses travaux d'une utilité extrême, qui serviront de base pour la conquête du Maroc, même des peintres comme Ankarcrona Henrik August, Ce peintre fut auparavant colonel dans l’armée suédoise puis entra au service de la France,et fit la campagne du Maroc en 1859. L’année suivante, il servit l’armée espagnole. Toutes ces travaux marqueront la phase préparant la colonisation du Maroc au XIXe siècle. Profitant de la faiblesse de l'autorité du Makhzen des sultans My Abdelaziz (1878-1943), et Moulay Hafid (1873-1937), et celle du climat politico-social qui y régnait (Siba), la France commença à exécuter le scénario colonialiste de René de Ségonzac et du général Bugaud en bafouant toutes les clauses du traité de 1845 signés avec le Makhzen (selon les notes confidentielles du 18/12/1898).
Mouha ou Hammou remplaça son frère à l'âge de 20 ans à la tête des tribus Zayanes à la place de son frère en 1883, il s'est imposé en tant que chef guerrier incontestable en 1905, sa popularité ne cesse de s'affirmer en dehors de Khénifra, est sera nommé caid par le Sultan Alaouite Moulay El Hassan I en 1886. Sa renommée a eu écho dans toute la région Meknes , de la Chaouia,et de Tadla.
Figure légendaire et énigmatique de l'histoire de Khénifra et du Maroc, Mouha ou Hammou se sent humilié par le traité d'Algesiras (1906) reconnaissant aux français le droit d'intervenir au Maroc, dans le cadre du programme dit: la pacification du pays (œuvre du Maréchal Lautey), régi par l'anarchie. Après l'occupation d'Oujda et de Casablanca en (1907). Mouha Ou Hammou Zayani engage les zayanes d'intervenir au côté des Chaouias dans la bataille de Mediouna en (1908). Le contingent des Zayanes intervient avec l'aide de Mohand N'hamoucha Caid des Beni M'tir à Fes contre le mouvement français en (1911) sous le commandement de Moinier. Après le signature du protectorat, Mouha Ou Hammou continue sa lutte sans répit, après la mort suspecte du sultan My Hassan I,il organise des interventions en dehors de la tutelle du Makhzen qui à ses yeux il s'agit d'un jeu politique orchestré par le puissant chambellan Ahmed Ben Moussa dit: Bahmad,qui cachera la mort de Moulay Slimane (1894)et organisa la Bayaâ sans le consentement des Oulémas de Fes,pour éviter toute confrontation avec ses opposants,il quitta Fes pour Marrakech et dirigea le pays avec tyrannie jusqu'à sa mort en 1900,le sultan Moulay Abdeaziz se trouva face à un pays en ruine se qui rendra sa tâche de gouverner très délicate dans un milieu politique confiné,il perd alors sa popularité,l'image du sultan se ternît surtout après la ratification du traité d'Algésiras. Plusieurs foyers insurrectionnels éclatèrent dans le pays, suite à des réformes fiscales suggérées par ses conseillés notamment celles de fameux anglais Mac Lean qui institua l'impôt sur les biens agricoles ""le Tartib"". La situation socio-politique se dégrade en faveur de la France.
Mouha ou Hammou opta pour la rébellion en dehors de la tutelle du Makhzen et participa activement au coté des rebelles aux confins de Khénifra jusqu’ a Mediona près de Casablanca, mais toutes ses interventions n'ont pas été fructueuses,il s'est avéré que certaines Zaouias ont portés leur soutient discret au colonisateur,ce qui explique la défaite de Mouha ou Hammou, suite aux soumissions de certaines tribus habitant les plaines marocaines. son projet anti-colonialiste s'est volatilisé ; harcelé par les troupes coloniales et les Zayanes soumis,Mouha ou Hammou se retira à l’arrère base au environ de Tamallakt (35 Kms de Khénifra) ou il périt lors d’une attaque à laquelle il était venu assiter en spectateur malgré son âge, et à laquelle participaient ses fils… dans le camp adverse.Il eut bien sûr de plusieurs épouses et concubines, donc une nombreuse descendance. Les fils qui eurent le rayonnement le plus important furent Hassan et Amarok :
-Hassan devint Pacha (gouverneur) de la province de Khenifra, était un homme fin, intelligent, diplomate, épicurien, au physique noble et imposant.
-Amarok, cavalier et guerrier infatigable, petit, maigre, sec, aux yeux de feu dans une physionomie toujours en mouvement, était le chef de guerre, le capitaine, le stratège
-Bouazza, qui de 22 à 29 ans, mena d’incessants combats et razzias contre les insoumis, avant de mourir lors d’une charge de sa cavalerie sur la Haute Moulouya. Il avait obtenu la légion d’honneur pour faits de guerre et le droit de présenter des galons de lieutenant de l’armée française (Dr Serre)
Consultez le site de Mr francisboulbes.com.
*les interventions de Mouha ou Hammou
*1.En Chaouia 1908
*2.contre le colonel Mangin (surnommé le boucher) à Oued Zem (1913)
*3.contre le comandant Aubert à Tadla (1913)
*4.contre Duverdier 13 novembre 1914
Ces batailles se déroulèrent avant la prise de Khénifra en (1914) par Berger, qui sera marquée par la bataille d'Elhri le 13 novembre 1914 où la colonne française (1273 miltaires) sous le commandement de l'officier Laverdure ,qui lança son opération suicidaire,c'était un fiasco stratégique, l'assaut fut pris imprudemment par Laverdure. Cette bataille précéda l'intervention féroce des colons français à l'aube du 13/11/1914, ce fut une surprise inattendue pour Mouha Ou Hammou, la revanche contre l'assaillant ne tardera pas à prendre effet et riposter immédiatement avec l'aide des berbères confédérés (toutes tribus confondues). Des milliers de cavaliers faiblement armés s'opposèrent farouchement malgré l'avantage technologique des légionnaires : déploiement de canons, de fusils mitrailleurs. La mort des envahisseurs était au rendez-vous, selon la littérature française plus de 600 morts. Du côté des Amazighes on ignore le nombre des martyrs, selon des témoins il y avait une dizaine de morts dans chaque tribu. La participation massive des confédérations Amazighes unies autour d'un seul leader en la personne de Mouha ou Hammou se réalise pour la première fois. On notera que les services secrets du Reich Prussien de Guillaume II sont présents aux côtés des marocains , avec la bénédiction du sultan; rivalité coloniale oblige (La crise franco-allemande pour la domination du Maroc), ils opéraient à partir de Tanger, qui représentait à cette époque un nid pour les espions toute discipline confondue.
Malgré cette résistance, Khénifra sera définitivement sous les bottes du colonialiste déguisé en pacificateur. L'intrigue française prend effet : par la division des Zayanis, d'une part les pro-colonialistes au sein même de la famille de Mouha ou Hammou, son fils Hassan est nommé Pacha sur les Zayanes après sa soumission au général Poymireau (02/06/1920), d'autre part les anti-colonialistes, qui seront contraints de quitter les territoires conquis, pour continuer le combat à Tazagzaout (Tazizawt) dernier bastion de la rébellion berbère (1932)
Conclusion
*Les interventions du leader des Zayanes n'ont jamais constitué une vrai menace aux troupes coloniales, malgré sa participation au côté de ses alliés tel Mouha ou Said à Elkssiba. Les Zayanis ont été pris en tenaille par l'avancée des troupes stationnées à Tadla et à Boujaad et les troupes venues de Taza sous le commandement du général Baumgartner,cette opération s'inscrit dans la cadre stratégique de jonction des deux Maroc:le nord et le sud . Après la soumission de la plupart des tribus limitrophes du pays Zayane ;Mouha ou Hammou s'isola dans les montagnes sans approvisionnement en nourriture et en arme jusqu'au moment opportun (1920),où la prise de Khénifra sera définitive après un massacre des populations par l'aviation coloniale malgré le soutient des allemands et des espagnoles qui cessera en 1917.Quoi qu'il en soit la France n'a pu soumettre la totalité du territoire jusqu'en 1934 à Bougafer dernier bastion de la rébellion Amazigh.
La résistance des Ait Atta menée par les frères Basslam a résisté pendant deux mois contre l'armée française, sous le commandement du général Huré qui décida de mettre fin à la question de Sargho,les Ait Atta subirent un massacre par encerclement, pilonnage, bombardement par l'aviation basée à Ouarzazate,le 25 mars 1933 Assou ou Basslam capitule, malgré la supériorité militaire des légionnaires, la France avait subi de lourdes pertes, l'invincible Henry de Bournazel y trouva la mort chez les AIT ATTA.
4 Bibliographie
• F. Berger: "Moha ou Hammou le zaiani, un royaume berbère contemporain au Maroc", édition de L'Atlas, Marrakech, 1929
• Abelhaq Elmrini: "L'armée marocaine à travers l'histoire"
• Charles de Foucauld : "Reconnaissance au Maroc", accessible sur Gallica
•Ch. Ageron, «La politique berbère de Protectorat marocain de 1913 à 1914 », Revue d’histoire moderne et contemporaine, T. XVIII, janvier - mars, 1971. p. 62.
•H. Basset, «Recherche sur la religion berbère », Revue d’histoire des missions, vol. LXL, p.330.
•E. Michaux-Bellaire, Revue du monde musulman, 1909, T. IX, p. 3.
Dr Serre : medecin à khénifra
* Notes et références.
-
Khénifra
Khénifra ville des Zayanes
1 Province de Khénifra
*Lat: 32° 56'22 N , Long: 5° 40'3 W
Devenue province en 1973,relève de la région MéknesTafilalet,les provinces limitrophes:Khemisset,Ifrane,Beni Mellal
Les sous régions sont:Aguélmous(54050),Ait Ishak(54100),Boumia(54150),Khenifra-Amalou(54004),Khénifra Principal (54000),Mibladen(54373),Midelt(54350), M'Rirt(54450),Taakit(54374).
Khénifra (خنيفرة) est une ville du Moyen Atlas, capitale des Zayanes, tribu berbère.Avant l'arrivée des soldts du sultan My Hassan I en 1877,elle n'était autre q'un point de transition de transhumance entre l'Azaghar et le Jbel,c'est à partir de là que la ville Khénifra prendra sa dimension de ville,malheuresement Khénifra n'a pas connue de developpement lors de la colonisation,en mesure de ses potentialités naturelles(elle fait partie du Maroc inutle). Connue pour sa résistance farouche lors de la colonisation française, réputée par la bataille d'Elhri (village situé à 20 km de Khénifra) (13 novembre 1914), qui s'est soldée par la victoire des Zayanes et d'autres tribus bérbères voisines : Ichkirn Elkbab, Ait Ihnd Krouchen symbolisant ainsi la gloire des tribus et le grand prestige que s'est forgé Mouha ou Hammou Zayani òu la colonne de l'officier Duverdier fut quasiment anéantie,mais la revanche coloniale ne tardera pas à se manifester. le 02 juin 1920, soumission du Pacha Hassan fils de Mouha Ou Hammou au Général Poeymireau (1869-1924), très proche collaborateur du maréchal Lyautey.
Reconnue aussi par des soulèvements populaires :
*Manifestation contre le Dahir berbère soutenu par certains caïds à leur tête le Pacha El Glaoui et certains intellectuels hostiles à l'éthnie berbère(gréves,prières pronnonçant le "Latif" au cours des prières: demandant à dieu de ne pas séparer les berbères de leurs fréres arabes!!!!).Ce mouvevement de protéstation,lancé par l'élite bourgeoise Fassi issue de l'enseignement traditionel ,qui prendera le flambeau de la résistance jusqu'a l'indépendance en 1956,mais la question de berbèrité ne cesse d'engendrer des polémiques. Conscient du problème le roi Hassan II avait proposé dans son discours du 20 aout 1994, l'enseignement de la langue berbère. Ce geste marquait le départ d'une certaine décongestion politique envers les Amazighes.
*20 Aout 1953:L'anniversaire de la déposition du roi mohammed Ben Youssef,provoque une insuréction à Khénifra (trois journlistes tués),Oued Zem et à Casablanca.Evénement marqué par une répession massive sur ordre du Général Gilbert Grandval,journée sanglante pour la population de Khénifra et Oued Zem.
*Mars 1973:Evenément de Moulay Bouazza
Action perpétré par le "Tanzim",branche déssidente du parti l'UNFP d'orientation révolutionnaire(1963-1973 ),dont l'acteur principal fut Fquih Basri, partisant de la lutte armée.Des élements du groupe s'infiltrent à(Khénifra,Goulmima,Tinghir) Le 02 mars 1973,une action suicidaire fut entreprise à Moulay Bouazza, par "Mohamoud" mort le 5 mars 1973 dans le combat.L'insurection commandité par un service secret arabe hostile au Maroc. Cette interventiona etait un fiasco,(la population n'a pas pris part,mais elle sera traumatisée par la répression de certaines tribus Zayanes).Aprés la décrispation du processus politique et dans le cadre de la reconcilliation,le rideau fut levé pour permettre aux victimes de temoigner.
*Khénifra sera au rendez vous avec le discours d'Ajdir adressé à la nation, par le roi Mohammed VI le 17 octobre 2001 à Khénifra : à la cérémonie d'apposition du Sceau chérifien scellant le dahir créant et organisant l'Institut royal de la culture amazighe.Ce discours permettera de donner de nouvelles impultions au défendeurs de la thése Amazigh en tant qu'entité nationale et patrimoine incontournable.
2 Étymologie
Khénifra est la dérivation du verbe berbère "Khanfar"qui signifie agresser,car cette nomination est due à un fait historique,à un moment donné la ville a été prise de force à la tribu des Ait Bouhaddou, pour manifester leur hégémonie sur la ville les Zayanis firent de Khénifra une zone de controle pour les non Zayanis, ils établissent un systéme "douanier" pour les transitaires, qui seront obligée de payer une sorte de taxe. Selon une autre verssion, il s'agirait d'un homme fort, qui agressait les passants.
3 Géographie
Gare routière
La ville de Khénifra
Khénifra est une ville berbère enclavée du Moyen Atlas, située entre quatre grandes montagnes, Bamoussa à l'ouest, Akllal à l'est, Bouhayati au nord et Jbal Lahdid (ou Bouwazal : montagne de fer en bérbère) au sud. La ville est traversée par le fleuve Oum Errabiaa ou Oum Erebia. Khénifra se trouve sur la route principale 24 (axe routier utile pour l'économie de Khénifra) à 160 km de Fes, et à 300km de Marrakech. Située à 826 m d'altitude (N: 32º 56.142' - O: 05º 40.465'). Selon le nouveau découpage, la province de Khénifra fait partie de la région Meknes-Tafilalet : (Meknes, ElHajeb,Ifrane,Rachidia, Khénifra).
Province de Khénifra au cœur du Moyen Atlas.
Géologie
La province de Khénifra s’intègre à la fois dans le Haut Atlas et le plateau central, ce qui explique son relief accidenté où alternent la montagne et les plateaux dont l’altitude est variable. Trois régions naturelles bien distinctes caractérisent cette province : Le dir au centre, la messeta à l'ouest,la causse au nord.
- Le Dir Atlassien:
La partie centrale de la province, qui correspond administrativement au cercle d’El Kbab, n’est autre qu’une partie du Dir du Moyen Atlas, c’est une région montagneuse couverte de forêts où l’oued Srou, affluent de l’Oum Er-Rebiâ, et l’Oued Chbouka prennent leurs sources. le bassin versant de la haute Moulouya correspond administrativement au cercle de {{Midelt]], limité au Sud par le Haut Atlas culminant au jbel Ayachi(3757m), et Moâsker (3277m).
- Le causse Atlassien:
au Nord par le causse (plateau calcaire, souvent ondulé, à surface sèche et couverte de pierrailles du Moyen Atlas). Ce bassin est riche par la diversité de ses paysages. La majeure partie du cercle de Khenifra s’étend à l’ouest de l’Oum Er-Rebia avec une légère avancée sur le Moyen Atlas grossièrement limitée par l’Oued Srou et la ligne de crêtes joignant ce dernier aux sources de l’Oum Er-Rebia
- la messeta Atlassienne:
correspond à la pattie ouest de Khénifra La forêt de cèdres d'Ajdir Ezayane à 30 km de Khénifra est considérée parmi les plus grandes forêts cédrières du monde (on y trouve des cèdres âgés de plus de deux millénaires). La forêt d'Ajdir constitue une richesse inestimable par la qualité de son bois. De nombreuses cascades s'y trouvent, ainsi que des lacs, comme le lac Aguelmame Aziza, le lac Sidi Ali, le lac Tiglmamine , le lac de Ouiouane à 34 Km de M'Rirt sur la route de Ain Leuh,lac artificiel alimenté par les sources avoisinantes. Altitude de 1600 m, ayant une superficie de 20 ha (riche en végétation aquatique, les poisson sont abondants).
- Le fleuve Oum Errabiaa prend naissance à 40 km de Khénifra dont le débit avoisine celui du fleuve français la Seine au débit de 114m³/s
La région de Khénifra constitue le château d'eau du Maroc en particulier du côté de la meseta allant de Tadla vers Abda-Doukala.
- Population
-Population urbaine : 273 000. -Population rurale : 250 000. -Population totale : 523 000. Population est en majorité berbère toutes populations confondues.
4 Le climat
La forêt d'Ajdir
Le climat de cette région est continental ce qui influe sur les amplitudes thermiques saisonnières, voir même journalières. À un hiver rigoureux, succède un été chaud. La pluviométrie varie selon les régions entre 400 et 700 mm/an en moyenne. Les précipitations, en hiver sous forme de neige, sont abondantes sur le plateau de Bekrite, le col du zad et le Haut Atlas. La combinaison de la température et la pluviométrie est de nature à créer des conditions favorables à des ceintures de végétation : ainsi, on verra se succéder en fonction de l'altitude, des forêts de Kharroubier ou Caroubier, chênes verts , et cèdres (cedrus atlantica), genévriers ,tetraclinis-articulata ou Thuya (Elaaraar).
5 La faune
Jeune lion de l’Atlas
Une faune cynégétique (qui se rapporte à la chasse) importante et diversifiée participe, également, à la richesse de cette région. Elle a permis, d’une part, de créer une vingtaine d’amodiations de droit de chasse (les espèces les plus fréquentes sont : le sanglier, le perdreau, le lièvre, la palombe, le chacal et le renard), d’autre part, et dans le souci de sauvegarder le mouflon qui constitue une espèce rare et particulière à la région montagneuse du Haut Atlas, une réserve a été crée au niveau de la région de Tounfite, sur une étendue de 20 805 ha à prédominance de cèdres et de genévriers. Il est à noter que le lion de l'Atlas(le dernier abattu en 1922, près de Taddert (versant nord de Tizi n'Tichka (en 1942 selon J. Minet. Rapporté par F. Cuzin, NDLR], trophée fort recherché et victime d'un braconnage intensif, alors qu'il s'était déjà éteint en Tunisie et en Algérie quelques années auparavant. Outre la panthère, éradiqués par les romains(pour leurs gladiateurs),et du temps où les sultans Marocains entretenaientt les relation diplomatiques,qui remontnt au VIII siècle avec les rois de France(pour enrichir leurs zoos d'animaux éxotiques)et enfin les colons français, ils restent seulement quelques spécimens qui vivent au zoo de Temara, et en France (Montpellier)et le lion sculpté d'Ifrane. certaines éspeces animales sont déja abscent du paysages forstier marocain depuis fort longtemps: Un holocauste écologique sera irréverssible,si le gouvernement et les O.N.G n'y participent massivement dans un programme futuriste de préservation de ce patrimoine national.
6 Forêt
jeune cèdre de l'Atlas region de Krouchen
La forêt du Moyen Atlas et particulièrement dans la région de Khénifra occupe une place privilégiée en biodiversité de sa faune et sa flore. Le Moyen Atlas apparaît comme une chaîne montagneuse non peuplée par l'homme. En effet, à l'exception de Taza au Nord et Khénifra au Sud, seuls de petits centres urbains se sont installés à la périphérie du massif. Exceptionnel par la diversité de sa faune, l'exuberence de sa flore, et la beauté de ses roches et de ses sites géologiques. De par sa situation et les caractéristiques physiques de son milieu, la région du Moyen Atlas offre les plus importantes richesses en ressources naturelles renouvelables : aquatiques, édaphiques, floristiques, faunistiques, forestières. En effet, elle constitue le château d'eau du Maroc ; les sols y sont les plus évolués, les plus diversifiés et les plus riches, mais aussi, localement, parmi les plus érodés ; la flore et la faune y sont très riches, et elles comportent un grand nombre d'espèces endémiques, rares ou très remarquables ; la végétation y est très diversifiée ; les phytocénoses y sont luxuriantes et offrent les plus importantes potentialités forestières du Maroc ; excepté ceux des zones arides et sahariennes, tous les types d'écosystèmes naturels marocains y sont représentés.
Cependant, de nombreuses espèces végétales et animales ont disparu de cette région ; d'autres y sont menacées de disparition ou sont devenues très rares ; les écosystèmes naturels, en particulier les forestiers parmi eux, subissent une forte presssion anthropozoogène ; certains ont été anéantis, d'autres sont en dysfonctionnement
Les Cèdraies de l'Atlas
Le cèdre de l'Atlas méite beaucoup d'attenion d'ou la nécéssité de connaitre certaines caractéristiques. Taille : 50 m Port : plus érigé élancé que chez le cèdre du Liban,surtout lorsqu'il est jeune. Branches : plus courtes que chez le cèdre du Liban et ascendantes. Ecorce : gris foncé claire qui se craquelle en vieillissant. Aiguilles : vert glauque (bleuté) Cones : 6 cm de long,avec souvent un petit creux au centre. Le cèdre de l'Atlas (Cedrus atlantica) est l'essence forestière noble du Maroc, appréciée pour ses valeurs économique et biogéographique. Les cédraies, d'une superficie totale de 131 800 ha, occupent une place de choix dans le paysage forestier marocain. Elles se présentent toujours en futaie, généralement à cortège floristique riche et très hétérogène, pouvant être dominé par des espèces herbacées, des arbustes ou des arbres : Quercus rotundifolia, Q. faginea, Juniperus thurifera Ilex aquifolium, Cytisus battandieri, Cistus laurifolius, Daphne laureola , Crataegus laciniata, Ribes uva-crispa, Berberis hispanica, Bupleurum spinosum.
Dans les cédraies du Moyen Atlas ont été recensées plus de 260 espèces d'Arthropodes et 30 espèces d'Oiseaux nicheurs, soit l'une des plus fortes proportions d'espèces d'oiseaux sédentaires de toutes les forêts marocaines.
Ces cédraies sont malheureusement gravement menacées par un nombre de ravageurs, dont la redoutable Processionnaire (Thaumetopoeapit yocampa), la Tordeuse du Cèdre (Acleris undulana) diverses espèces de Scolytes (Blastophagus piniperda, Scolytus numidicus.). On y trouve aussi,des varités d'arbres:
7 Histoire
Casbah de Mouha Ou Hammou défigurée 2005
Le pont historique 2005
Soumission du pacha Hassan 2 juin 1920
*Rappel historique.
L'histoire de de Khénifra s'inscrit dans le contexte hitorique du XVe au début du XXe siècle. Après la chute de Courdoue en Espagne et la découverte de l'Amérique, le Maroc jadis un État puissant perd du terrain sur l'échiquier politique de la Méditerranée et sub-saharien. Aux yeux des européens ?le Maroc a perdu son préstige d'état puissant. L'éteau du colonialisme portuguais, espagnol, français, et du Reich allemand, se ressert sur le Maroc et surtout après la bataille d'Isly (14 août 1844) livrée par Bugeaud au fils de l'empereur du Maroc (sultan Moulay-Abd-er-Rahman) l'armée française avait remporté la bataille d'Isly. Le traité de Tanger fut signé le 16 septembre 1844 et le 18 mars 1845, le traité de Lalla Maghnia fixe théoriquement la frontière algéro-marocaine. Des parties au territoire marocain seront détachées à l'Algérie. La deuxième amputation territoriale du Maroc date de la fin du XIXe siècle quand la conquête de l'Algérie entraîne les troupes françaises vers le grand Sud à Saoura, Goumara, Touat, Tide Kelt, Timimoun. Tous ces territoires sont historiquement marocains.
Le 27 juin 1900, une convention fut signée, délimitant et séparant les possessions françaises qui allaient constituer la Mauritanie et le futur Sahara espagnol. Une autre convention franco-espagnole sera signée en 1904 mais elle demeurera secrète jusqu'en 1912, date de l'établissement du protectorat français sur le Maroc.Du coté espagnol il n'avait pas d'accord de protéctorat,mais du colonialisme par l'imputation au Maroc du nord et du sahara occidental,actuellment marocain.
- Phase préparatoire des hostiliés.
Le maréchal Lyautey, en juillet 1907, prend le commandement de la province d'Oran et organise les opérations contre le massif montagneux des Beni Snassens. Il est ensuite nommé Haut comissaire des confins algéro-marocains. En 1911, il retourne en France prendre le commandement du 10e Corps d'armée. Mais les événements marocains s'étant dégradé, un an plus trad il est nommé résident général au Maroc(1912).Avec la collaboration du colonel Charles Mangin, le pays sera progressivement pacifié,la présence coloniale se confirme malgés la résistance du peuple marocain.
Durant la Grande Guerre, il est chargé de mettre sur pied les troupes du Maroc pour combattre en France. De décembre 1916 à mars 1917, il est Ministre de la guerre.
- Contexte historique.
- Facteurs externes.
La Première Guerre mondiale éclate la France et ses alliés contre le Reich allemand, et son allié l'empire austro-hongrois, il aura besoin d'expédier rapidement les ressources humaines et matérielles de ses colonies pour face à l'ennemi traditionnel, ce qui causera une hémorragie des troupes operationnelles au Maroc vers le front européen. On note dans cette phase l'aide du Reich à Mouha ou Hammou, qui durera jusqu'en 1917.
- Facteurs internes
le sultan Moulay Sliman( 1792 à 1822) voyait dans le commerce avec l'étranger un appauvrissement du pays et dans les contacts avec les infidèles un risque de corruption. La plupart des ports furent interdits aux étrangers. La période la plus déterminante dans l'histoire du Maroc aprés la succéssion de Moulay Abdelaziz (agé de 16 ans) fils de Moulay Hassan 1, le pays se trouve endetté le sultan,contraint de signé le traité d'Algésiras en 1906. En 1908, 6000 soldats français aux ordres du général Drude débarquent à Casablanca.En 1909, le frère de Moulay Abdelaziz, Moulay Hafid, opposé aux accords d'Algégiras et à la passivité du roi face à l'influence française, le destitue avec la complicité du Glaoui de Marrakech. En 1911, Moulay Hafid, qui contrôle de plus en plus mal l'intérieur du pays se retrouve assiégé à Fèz par les tribus berbères et se retrouve forcé solliciter l'aide française. Le général Moinier, à la tête d'une armée de 23 000 hommes, libère le sultan le 21 mai 1911. La situation est irréversible et aboutit à la convention de Fès du 30 mars 1912 qui fit du Maroc un protectorat français. Moulay Hafid abdique en faveur de Moulay Youssef. Nommé résident général, Lyautey occupa progressivement le pays. C'est le général Mangin qui franchit la porte de Bab Doukkala avec ses troupes le 9 septembre 1912, accompagné du pacha Thami El Glaoui. Cest le début de la compagne marocaine, qui donnera impulsion marocain d'entrer en lutte contre les français. La présence des Zayanes à coté d'autres marocains s'est fait remarquer à la Chaouia jusqu'à la bataile de tazegzout(Tazizaout)(1932) et de Bughafer(Sargho)(1933) en passant par la fameuse bataille d'Elhri(1914).
Le rôle de la Légion étrangère, 1914/1918 stationnée au Maroc, une partie rentre en France : 36 644 volontaires étrangers et 6 329 Français passèrent, en 52 mois de guerre, dans 5 régiments de la Légion encadrés par les anciens légionnaires : les pertes les réduisirent, à la fin des combats, à un régiment de marche (RMLE) qui fut le 1er de tous les régiments de l'armée française à recevoir la Médaille militaire (août 1919) : décoré de la Légion d'honneur, il a 9 citations. 1920/1926 contribue à la pacification du Maroc. Cette brèche laissera à Mouha ou Hammou une marge de manœuvrabilité temporelle de mener des intervention de guerilla contre les légionnaires du colonnel Mangin.
- Histoire de la ville
La région de Khénifra constitue sur le plan stratégiqueun atout,qui permettera de controler la porte de Tadla et de Taza,malgrés la résistance et la tenacité guerrière de sa population. L'histoire de Khénifra prend origine de deux monuments les seuls d'ailleurs qui existent, s'agit de la casbah de Mouha ou Hammou zayani, bâtie par par la sultan Almoravde Ibu Tachfin ?.....sur le bord D'Ou Errabiaa, eéstaurée par le sultan Moulay Ismail en 1688 dans de la cadre le constuction de l'axe stratégique allant de Meknes en passant par Azrou,Khénifra,jusqu'a Marrakech, sans oublier la casbah d'Adakhssal et du fameux pont sur l'Oum Errabiaa dit portuguais?( probablement construit avec la Casbah,historiquement la présence portuguaise n'a jamais éte mentionnée dans des manuscrits de l'époque). L'histoire de Khénifra est liée à ces deux monuments classés historiques par le ministère la culture marocain en tant,que patrimoine national(Kasba de Moha ou Hamou ( dahir du 26 décembre 1933 portant classement –B.O N° 1114 du 2 mars 1934-P.186). La Casbah de Mouha ou Hammou Zayani et le vieux pont marquent la conscience des Khnifris où le présent et le passé s'entremêlent dans la conscience collective des générations. Ce pont est toujours érigé défiant le temps et la force de la nature malgré les crues qui essayent de l'effacer de l'histoire de cette population généreuse, hospitalière. Une légende s'est forgée autour du vieux pont : on croit qu'il est bâti avec des œufs (selon la tradition orale). Les faits historiques, qui marquent la ville de Khénifra, il s'agit en premier lieu de sa prise par les légionnaires, (composés de Sénégalais,d'Algériens et Goumis marocains recrutés à Chaouia) en juin 1914,(Richard d'Ivry avait acquis au Maroc une réputation légendaire par ses campagnes dans la région de Meknès et au Tadla où il avait servi sous Mangin. Sorti de Khénifra, en pays Zayan).
- Trois mois après cet événement,une contre attaque aura lieu à Elhri,le 13/11/1914 : la bataille d'Elhri, engagée imprudemment par le colonel Laverdure à l'assaut de campement du rebelle Mouha ou Hammou.
- Les manifestation contre le Dahir berbère, promulgué le 16 mai 1930, dont le but de séparer les berbères des communautés arabes
Potentielités Economique de la province
*Ifrastucture routiere
La province de Khénifra dispose d'un important réseau routier de 1623 km, dont 74,5 revêtu, réparti sur des routes nationales (213 km), régionales (379 km) et provinciales (1030 km).
Malgré ce dispositif routier modeste la province de Khénifra compte un ensemble de contrées difficiles d'accès , en raison de la topographie de la region,une politique de restructuration des moyens de communications aura un impact positif surtout pour le tourisme ecologique notamment au dir Atlassien ou la concentration de gites touristiques est remarquable,l'accès à ce milieu necéssite une politique de revalorisation de l'infrastructure de communication ce qui aura des conséquences sur d'autres secteurs à savoir l'exploitation forestière,gestion des ressources hydrologiques dont dispose la province de Khénifra(chateaux d'eau du Maroc)
Lacs du Moyen Atlas
Aguelmame Azegza
أكلمام أزيزة

















